La macrophotographie pour les pauvres

La macrophotographie, pour ceux qui ne verraient pas ce dont il s’agit, c’est une manière de photographier des sujets de petite taille (principalement les insectes) en les faisant apparaître plus gros qu’ils ne le sont en réalité. A l’époque de la photographie argentique on parlait de macrophotographie à partir du moment où l’objet photographié apparaissait au moins à l’échelle 1:1 sur le négatif. La macrophotographie se fait généralement grâce à un objectif macro (hééé oui, c’est fou !), objectif qui, comme tous les objectifs reflex, coûte un bras et demi. (Oui pas deux, sinon comment tu fais la photo ? En appuyant avec ton nez ?)

J’avais commencé à faire des photos de fleu-fleurs lorsque j’ai eu mon 1e réflex, bon, oui au 18-55mm c’est pas super pratique ni vraiment possible de faire de la macro à proprement parler (sauf si tu recadres comme un porc, mais c’est moins drôle et c’est vite un peu moche). Puis ça m’est un peu passé (sans doute l’arrivée en ville et son absence quasi totale de nature).

ET PUIS SOUDAIN ! (c’est pour rythmer mon blablah)

J’ai usité la loupe. (usité ne se dit pas, je sais.) La loupe, c’est simple, c’est pas cher, et c’est pratique. J’ai eu le bol de trouver par hasard une loupe exactement du diamètre de mon objectif. Pratique ! J’avais vu je ne sais plus trop où quelqu’un faire des photos à travers une loupe pour obtenir des petits effets méga-coules, j’ai donc eu envie d’essayer ! Heureusement pour vous j’étais « dans ma maison de campagne » (genre) et j’ai choisi de retourner photographier les potites fleurs du jardin. (J’ai aussi essayé à travers une grande lentille plan-convexe (plate-bombée, pas plate-creuse) que tu peux voir en dessous, visiteur anonyme)

Bon, je parle de macrophotographie pour les pauvres, mais je possède un réflex (Nikon D90), on a fait mieux comme appareil de pauvre. Nez-en-moins (ou Voldemort), j’ai testé avec mon iPhone, et ça marche aussi (et j’veux pas dire mais c’est moins cher que les mini objectifs qu’ils font pour iPhone). Donc ça marche aussi avec un pwitit compact pacher. Bien sur tu n’auras pas les mêmes rendus, compte tenu que j’ai un objectif 18-105mm (utilisé en 105mm quasiment tout le temps).

Et en cadeau un double ciel de fin de soirée ardéchois.

La différence avec et sans la loupe ? La voila !

En gros la loupe « zoome » encore plus et on obtient une zone nette très petite. (Oui c’est mon jean en gros plan.) Et en même temps la zone floue s’étire sur les bords, comme lorsqu’on regarde à travers une loupe. Logique. En s’étirant l’image fait un peu arc-en-ciel. Je sais j’ai vraiment le bon vocabulaire. J’ai pas fait S Optique oh. Enfin on se comprend. La loupe fait aussi perdre énormément de luminosité à l’appareil, donc photos en plein soleil : le top. Le soir : c’est mort, sauf si tu as un obj. qui ouvre à 1,8.

Voila donc, je me suis amusée avec ma loupe et les plantes marrantes que j’avais sous les yeux. Il est évident que toutes les photos ont été faites avec l’objectif-loupe (que je tenais d’une main, méga pratique)(sauf les photos où on voit la loupe hein) et qu’elles n’ont pas été recadrées, sauf les carrées rognées sur les bords)

[WARNING PHOBIQUE DES FOURMIS ET Z’ARAIGNEES : respirez un grand coup, ça va passer. (Coucou Anah ! 😀 (si je me souviens bien)) Et si tu es phobique du pain ça marche aussi. Si tu es phobique des fleurs, je suis désolée.]

Coucou l’araignée rose ! Alors, ça te plaît ? Tu vas courir acheter/déterrer ta vieille loupe pour essayer de faire des photos floues ? Va y montre ! Tu trouves que c’est caca-prout, et que tu préfères ton objectif macro à douzmileuros ?